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"Nous saisonniers, saisonnières à Genève... 1931-2019"(20 novembre 2019), mon blog à La Tribune de Genève

Ouvrier sur un chantier à Genève dans les années 50

Genève ne serait pas Genève sans ceux qui l'ont construite, aménagée, réparée... dans un passé encore pas si lointain, et notamment ces travailleurs saisonniers provenant de toute l'Europe, représentant au fil des ans plusieurs milliers de personnes. La libre circulation était encore loin, et ces travailleurs avaient besoin d'un permis de travail temporaire. Ils venaient généralement sans leurs familles, ou en les cachant. Beaucoup de femmes étrangères (entre 8 000 à 12 000) ont ainsi travaillé pour les familles aisées de Genève.

L'espace culturel Le Commun au sein du Musée d’art moderne et contemporain de Genève (MAMCO) nous le rappelle a bon escient au travers de cette exposition sous l'angle de belles photographies en noir et blanc qui parlent d'elles-mêmes. Elles s'étalent sur une longue période, plus de 70 ans, et rendent un bel hommage à ces hommes et ces femmes, que les sociologues nomment comme étant un sous-prolétariat.

Evidemment, Genève n'est pas une exception, beaucoup d'autres villes et d'autres pays ont fait appel à ce type de main d'oeuvre. Mais peu rendent hommage de cette manière à ces travailleurs et travailleuses, avec humanité.

Jean-Philippe Accart

Plus d'informations dans l'article de Daniele Mariani "Le travail précaire au temps des saisonniers" publié sur Swissinfo le 19 novembre 2019

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