Analyses d'ouvrages

2006: Management des connaissances en entreprise

274621735xsous la dir. de Imed Boughzala et Jean-Louis Ermine. - Paris : Hermès Science Publications : Lavoisier, 2004. - 310 p. - (Collection technique et scientifique des télécommunications). - ISBN 2-7462-0849-0 : 55 €

Bien que datant de 2004, cet ouvrage n'est cependant pas dépassé au sens où le thème traité est abordé de manière classique : il fait la part belle aux différentes théories du knowledge management, avec un certain nombre d'études de cas. L'ouvrage de Imed Boughzala et Jean-Louis Ermine qui rassemble une douzaine d'auteurs (parmi lesquels Michel Grundstein, Ahmed Bounfour, Guy Wallerand ou Rose Dieng-Kunst) s'insère donc parfaitement dans une bibliothèque consacrée à la gestion des connaissances.

Nous ne reprendrons pas ici les différentes théories du knowledge management qui sont maintenant bien connues, et reprises par l'ouvrage dans sa seconde partie. Pour sa part, la première partie aborde l'aspect stratégique du domaine et principalement les méthodes d'évaluation. Plusieurs questions essentielles sont posées : comment piloter le knowledge management dans les organisations ? Comment mesurer l'efficacité d'actions de gestion des connaissances ?  Des outils d'évaluation du capital immatériel sont proposés : grilles de lecture ; cartographie des connaissances d'un organisme ; analyse de criticité (c'est-à-dire l'indice de risque, permettant de hiérarchiser les défaillances potentielles, et donc les actions à engager).

La troisième et la quatrième parties sont consacrées à des études de cas : chez Thales, entreprise de haute technologie (défense, aéronautique, TIC), l'accent est mis sur le partage des connaissances, avec la création d'un portail des métiers ; chez PSA, il faut « économiser dans les projets » en permettant de mieux exploiter ce que l'entreprise sait déjà, en limitant la perte de compétences ; chez Eisai, groupe pharmaceutique japonais, le concept du Ba est appliqué dans un programme intitulé Human Health Care : en clair, un niveau de conscience collective doit émerger et se développer au sein d'un groupe, l'objectif étant de créer des interactions internes. Une communauté stratégique de connaissance se met en place intégrant les conditions humaines, organisationnelles et relationnelles relatives au projet, en lien étroit avec les technologies de l'information.

Critique parue dans Documentaliste, sciences de l'information, 2006, vol. 43, 5-6, p. 343.

Cop. JP Accart, 2007

 

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