Edito du mois

Edito 176, janvier 2026 : Une éthique et une déontologie des professions de l'information

Ill. : https://actchoix.fr/nous-connaitre/

Le 4 décembre 2025 est paru un rapport du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace concernant l’éthique et la déontologie applicables aux métiers de bibliothèques. Dans la présentation dudit rapport, il est mentionné : « Le rapport esquisse une cartographie des risques spécifiques encourus par les bibliothécaires, rappelle les textes existants, souligne l’importance de la formation initiale et continue en matière d'éthique et de déontologie. » On ne saurait mieux dire. La profession ne part cependant pas de rien puisque le Code général de la Fonction publique émet quelques grands principes. Il faut aussi mentionner les associations professionnelles qui ne sont pas en reste sur cette thématique, notamment l’Association des bibliothécaires français (ABF) ou la Fédération internationale des bibliothèques (IFLA).

Rédigé par quatre inspecteurs généraux de l’éducation, du sport et de la recherche - Noëlle Balley, Thierry Grognet, Éric Gross, Patrice Lefebvre – ce rapport compte 110 pages et comprend 4 parties détaillées : la 1ère partie interroge sur « Pourquoi une déontologie des métiers des bibliothèques » avec le rappel des règles et des textes que doit suivre tout agent de la Fonction publique ; la 2ème partie part des textes existants mais mentionne leur éparpillement et concernent aussi bien les bénévoles que les salariés. La référence au travail des associations professionnelles est mentionnée ici. La 3ème partie élabore une « Cartographie des risques déontologiques » avec notamment « les relations avec l’autorité hiérarchique et les usagers, l’application des principes de neutralité et de pluralisme dans la gestion des collections, la communication sur les réseaux sociaux, les questions spécifiques liées à la gestion de collections patrimoniales ». Enfin la 4ème partie répond à la question « Quelles formes applicables pourrait prendre une déontologie du bibliothécaire ? » en laissant la part belle et en soulignant l’importance d’une réflexion globale à venir sur ce thème essentiel, impliquant ministères, CNFPT et associations professionnelles. Le rapport se termine sur la formation initiale et continue et indique quels rôles peuvent jouer l’Enssib, le CNFPT ou l’INP (Institut national du patrimoine).

On ne peut que mettre la phrase suivant en exergue qui milite pour une réflexion globale : « avoir un véritable fil conducteur de l’action des bibliothécaires, acteurs d’un service public essentiel au bon fonctionnement de la démocratie », phrase qui constitue une réflexion pour l’avenir du métier.

Jean-Philippe Accart

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