International

2014 - Séminaire IFLA P&C - Genève (Suisse)

Numérique et patrimoine culturel : quels impacts ?

Un condensé du Satellite Meeting IFLA Préservation et Conservation d’août 2014

Le Satellite Meeting de la section IFLA Préservation et Conservation (P&C) (1) a été l’occasion de réunir quelque 90 professionnels suisses et du monde entier, sur un thème essentiel : « Le Patrimoine culturel à l’ère numérique ». Autour de la question du patrimoine culturel, les défis à relever sont nombreux : d’un côté, destructions, vols, pillages, catastrophes naturelles, incendie, guerres…de l’autre, préservation, archivage, conservation et numérisation.

Le patrimoine culturel apparait comme un thème éternel et abondamment traité, mais il prend un autre éclairage quand on le considère à l`ère du numérique. De nombreuses possibilités s’offrent pour sa préservation et sa conservation en recourant à un certain nombre de méthodes, à des « plans de sauvetage » quand cela s’avère indispensable, ou de techniques spécifiques selon les matériaux et leur durabilité.  Conserver l’héritage culturel de l’humanité est un vrai défi à relever, auquel s’emploient de nombreux spécialistes de par le monde. En cela, le Satellite Meeting Préservation & Conservation de l’IFLA représenta un réel moment de partage et d’échange entre professionnels concernés ou sensibilisés par cette question.

Il serait difficile de retranscrire ici l’ensemble des communications et des débats durant ces deux jours. Seuls quelques aspects sont donc développés. Le programme proposé est un judicieux équilibre entre expériences suisses (à la fois genevoises, romandes et suisses-allemandes) et internationales (avec des interventions d’Australie, d’Italie, de Nouvelle-Zélande, Afrique du Sud, Algérie, Etats-Unis, Pakistan, Malaisie, Indonésie, Iran).

Deux conférences dites inaugurales ont d’entrée de jeu posé la problématique : celle d’Alex Byrne bibliothécaire d’Etat et directeur de la bibliothèque de South Wales en Australie (2), présente quant à lui les différentes actions de cette association créée en 2001, afin de soutenir en France l’application de la convention de La Haye sur la protection des biens culturels en cas de conflit.

Un volet parallèle de cette conférence dédié au patrimoine culturel est l’aspect conservation et préservation grâce à la technologie numérique : Memoriav, exposé par Yves Niederhaüser responsable du domaine video-TV de cette organisme, est à la fois un réseau mais également une plateforme pour l’accès au patrimoine audiovisuel suisse (3) présenté par Susanne Bliggenstorfer et Eva Martina Hanke, respectivement directrice et chargée de projet de la ZentralBibliothek de Zürich. La Bibliothèque nationale d’Iran (représentée par Afsaneh Teymourikhani et Saeedeh Akbari Daryan du département des Ressources numériques) développe un projet intitulé « National Persistent Identifier » afin d’identifier les objets numériques, tandis que l’Afrique du Sud numérise des collections photographiques (Nellie Somers, Université de KwaZulu-Natal). Enfin, le projet « e-manuscripta.ch » est une plateforme de manuscrits numérisés provenant des archives et bibliothèques suisses, selon Eva Martina Hanke chargée de projet de la ZentralBibliothek de Zürich.

D’autres aspects furent traités, notamment les questions juridiques avec « le Traité de Marrakech visant à favoriser l’accès à la lecture aux personnes aveugles, déficientes visuelles ou ayant d’autres difficultés » (Rafael Ferrez Vasquez, OMPI) (4).

Notes:

[1] http://www.ifla.org/preservation-and-conservation

Le meeting a été organisé en partenariat avec :

-          l’Association genevoise des bibliothécaires diplômés en information documentaire (AGBD),

-          the Association  of International Librarians Specialists (AILIS),

-          la Haute école de gestion, Département Information documentaire (HEG – ID),

-          l’Association internationale francophone des bibliothécaires documentalistes (AIFBD)

-          le Programme de formation continue Archives, Libraries and Information Science (ALIS) des Universités de Berne et de Lausanne

[2] cette communication fut présentée par Winston Roberts, car un vol de monnaies anciennes et précieuses eut lieu à South Wales avant la conférence empêchant A. Byrne de se déplacer : c’est une parfaite illustration des dangers que peut subir le patrimoine culturel

[4] Ce thème qui ne rentre pas véritablement dans le thème général de la conférence a été pris au vu de son actualité et du rôle joué par l’OMPI dont le siège est à Genève

 

Voir aussi: page spéciale IFLA P&C, revue RESSI, déecmbre 2014

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